Politique du Japon :

La politique du Japon s'inscrit dans un système de monarchie constitutionnelle avec un parlement bicaméral (division de la Parlement en deux chambres distinctes), la diète. Ce régime politique a été mis en place en 1946 en accord avec les forces d'occupation américaines.

Le pouvoir exécutif appartient au cabinet, responsable devant la diète, composé du premier ministre et de ministres d'état, tous devant être des civils. Le premier ministre doit être un membre de la diète, qui le choisit. Le premier ministre a le pouvoir de nommer et démettre les ministres, dont une majorité doit être des membres du parlement.

La Constitution attribue la souveraineté, qui revenait auparavant à l'empereur, au peuple japonais, et l'empereur est défini comme symbole de l'état.

La branche législative se compose d'une chambre des représentants de 480 sièges, élus à tous les quatre ans par le peuple (le suffrage universel), et d'une chambre des conseillers de 242 sièges, dont les membres sont élus pour six ans.

Le suffrage est toujours universel et secret (tous les hommes et femmes âgés de 20 ans ou plus ont le droit de vote). L'Empereur n'ayant qu'un rôle purement symbolique, le Japon est parfois classé comme étant un pays avec une démocratie parlementaire.

Partis politiques

Le PLD est le principal parti du Japon. L'actuel premier ministre Tarō Asō est issu du PLD. La coalition actuellement au pouvoir est constituée du PLD et du Komeitō. PDJ, PC et PSD forment l'opposition.

Les partis présents au parlement sont :
       - le Parti libéral démocrate (abrégé en PLD) ; 
       - le Parti démocrate du Japon (abrégé en PDJ) ; 
       - le Nouveau Komeito (abrégé en NKP) ; 
       - le Parti communiste japonais (abrégé en PC) ; 
       - le Parti social démocrate (abrégé en PSD).



Économie du Japon :

Le Japon, s'appuyant sur la coopération entre l'État et les entreprises, une forte éthique du travail, la maîtrise des hautes technologies et autres, a progressé à un rythme extraordinaire jusqu'à devenir la deuxième économie du monde, derrière les États-Unis. L'organisation économique du Japon a quelques traits propres : les liens étroits entre industriels, de puissants syndicats d'entreprise, peu de conflits, un mouvement de revendications salariales annuel (shunto) au printemps ; la garantie de l'emploi à vie pour une part importante des employés de l'industrie. Mais ces éléments sont en déclin depuis un certain moment, ce qui amène une quelconque crainte chez les travailleurs pour leur emploi. 

Le Japon doit sa puissance économique spectaculaire à un modèle économique nommé "en vol d'oies sauvages", à partir du miracle japonais de l'après-guerre des années 1950-60. Il la doit de même à sa main-d'œuvre extrêmement disciplinée: il n'y a presque jamais eu des grèves dans les entreprises et lorsqu'elles eurent lieu, les gens venaient travailler mais avec un brassard pour exprimer leur mécontentement. Un véritable "culte de l'entreprise" s'est développé, suivant l'idéologie d'une harmonie industrielle du Japon moderne, chef de file, en "vol d'oies sauvages", d'une économie politique asiatique. 

Le système économique du Japon est un système dualiste : d'un côté les firmes multinationales (FMN) comme Toyota par exemple, accompagnées par un système de société de commerce : les Sōgō shōsha. Ces dernières sont des sociétés d'informations chargées de récolter et de repérer les meilleurs Marchés pour les FMN. Dans ces entreprises, les salaires sont très élevés et les conditions de travail sont très bonnes. Le groupe bancaire appartient aussi aux Sōgō shōsha. D'un autre côté, les petites et moyennes entreprises (les "PME" japonaises en quelque sorte), où les salaires sont très bas, servent "d'amortisseur" aux FMN : en cas de crise, c'est dans ces entreprises que les travailleurs sont licenciés. 

L'industrie, secteur dominant de l'économie, est très dépendante des importations de matières premières et d'énergie. Le secteur agricole, bien moindre, est fortement subventionné. Les rendements sont parmi les plus hauts du monde. Le plus souvent autosuffisant en riz, le Japon importe la moitié de sa consommation des autres céréales. Sa flotte de pêche est une des plus importantes au monde, et réalise presque 15% des prises totales.  

À long terme, la surpopulation des zones habitables et le vieillissement de la population sont deux problèmes majeurs.


1965 – 1970 : 
           Le Boom Izanagi est le nom donné à la période de forte croissance économique continue qui a eu lieu entre novembre 1965 et juillet 1970 au Japon (57 mois), durant ce que l'on a appelé le miracle japonais. Durant cette période, le PNB a progressé au rythme moyen de 11,5% par année et a placé l'économie japonaise au deuxième rang mondial à partir de 1968.

En 2006, le PIB japonais s'élève à 4 340 milliards de dollars (Total GDP 2006, World Bank). La croissance annuelle du PIB réel était de 10,1% dans les années 1960, de 4,4% dans les années 1970, et d'environ 4% dans les années 1980. 

Emploi au Japon :
          L'emploi au Japon est marqué par un faible taux de chômage et l'augmentation ces dernières années de l'emploi précaire. Le taux de chômage au Japon en 2003 était seulement de 5,3 %, ce qui n’est vraiment pas haut.